Le blog des jeunes populaires de Meudon (92)

Les jeunes populaires UMP de Meudon (92) vous invitent à consulter leurs photos, compte rendus, articles ... relatifs aux presidentielles 2007 et leur candidat Nicolas Sarkozy. N'hesitez pas à intervenir !!!

18 septembre 2007

Nouveau RDJ

Les Jeunes Populaires de Meudon souhaitent bonne chance au nouveau responsable des jeunes du 92, Henry de Grissac.

Posté par Richard LUBINEAU à 11:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Réglement de comptes

Encore raté. Alors que les socialistes comptaient sur leur journée parlementaire lundi pour porter le fer contre Nicolas Sarkozy à l'aube d'une semaine sociale cruciale, la publication dans la presse d'extraits du brûlot anti-Royal de Lionel Jospin les a fait soudain replonger dans les bagarres internes et a partiellement éclipsé leur réunion.

La rentrée avait été marquée par une "chaude affection littéraire" -dixit Ségolène Royal- avec "La défaite en chantant" de Claude Allègre, "L'élection imperdable" de Claude Bartolone ou "Au revoir Royal" de Marie-Noëlle Lienemann. Lundi, "Libération" a publié des extraits du nouvel ouvrage signé Lionel Jospin, "L'Impasse" (Flammarion, sortie le 24 septembre).

Pas tendre, l'ancien Premier ministre y somme les socialistes d'empêcher Ségolène Royal de s'emparer du PS lors du congrès prévu en 2008 ou d'être à nouveau candidate en 2012. "Avoir commis une erreur ne justifie pas qu'on la réitère", exhorte-t-il, présentant l'ancienne candidate comme "une figure seconde de la vie publique" qui n'était "pas taillée pour le rôle".

Du "sexisme" qui "s'apparente au racisme", a réagi l'intéressée depuis le Québec. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle déclaré, assurant être "bien là". "Au fond, ce qui me vient à l'esprit c'est cette parole de la Bible: 'pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font'. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent."

Reste que les extraits du livre de Jospin, nouveau pavé dans la mare socialiste, ont fait soudain replonger le parti convalescent dans les querelles internes, dont il avait semblé avoir tourné la page lors de son université d'été de La Rochelle à la fin de l'été. Ces extraits ont, de fait, partiellement éclipsé les travaux de la journée parlementaire du PS, qui réunissait lundi ses députés, sénateurs et eurodéputés à la Maison de la chimie, à Paris, à la veille de l'ouverture de la session extraordinaire du Parlement.

"On vous rappelle qu'il faut éteindre les portables et refermer le bouquin de Jospin", ironisait un dessin humoristique projeté dans l'auditorium aux rangs clairsemés où se tenait la réunion des parlementaires socialistes.

En l'absence de Ségolène Royal, au Québec et plus députée, ses proches sont montés au créneau en mettant le "fiel" de Lionel Jospin sur le compte de "l'aigreur". "Ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement à un seul mot: l'aigritude", a ironisé Gaëtan Gorce. Ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco a invité le candidat malheureux de 2002 à l'autocritique: "Quand on songe quand même au résultat de 2002, ça doit inciter à un peu de modestie".

Lionel Jospin "ne s'en prend pas à une personne", mais au choix fait par les militants en novembre 2006 d'investir Ségolène Royal, a rectifié Daniel Vaillant, proche de l'ancien Premier ministre. "L'épreuve de 2007 aurait sûrement pu être évitée si un autre choix avait été fait par les militants", a exposé l'ancien ministre de l'Intérieur.

Franchement agacé que l'opposition à Nicolas Sarkozy soit partiellement occultée, François Hollande a mis le hola en appelant les socialistes à sortir des "règlements de comptes" et à ne pas rester "tournés vers le passé". "Je veux qu'en ce moment, lorsque les Français vivent des questions aussi difficiles que celles du pouvoir d'achat, des services publics, des retraites, on puisse, nous les socialistes, ensemble, être utiles dans l'opposition et préparer l'avenir", a-t-il tancé.

"Si tous les mois on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir", a renchéri le porte-parole Benoît Hamon. La rénovation, "ce ne sont pas de petits règlements de comptes entre amis ou des amertumes que l'on ressasse", a appuyé le chef des députés PS Jean-Marc Ayrault. "C'est un non-sujet", a soupiré Jean-Christophe Cambadélis. Interrogé, Laurent Fabius a éludé.

Le fabiusien Claude Bartolone, auteur d'un précédent pamphlet anti-Royal, jugeait au contraire que le PS devait crever jusqu'au bout l'abcès de la défaite de mai: "Lionel Jospin avait ce bouquin rentré. Il vaut mieux que ce soit dit." AP

Posté par Richard LUBINEAU à 11:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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