21 mai 2007
Soirée du 6 mai
Marcel OGOULA, Adeline VOISINE et Pierre Alain WEYDERT, rue de la Boetie
Pierre Alain WEYDERT, Enako, Romain, Marcel OGOULA, Patrick BALKANI et Richard LUBINEAU au Conseil Général du 92, après les résultats
Même équipe avec Christine DELOFFRE
10 mai 2007
législatives
Après cette belle victoire du 2nd tour des présidentielles, nous devons rester mobilisés jusqu' au 10 et 17 juin pour les législatives. Une forte majorité à l' Assemblée Nationale est indispensable pour que notre nouveau Président de la République Nicolas SARKOZY puisse mener à bien son programme et les réformes nécessaires pour notre pays.
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Je serai le Président de tous les Français
Nicolas Sarkozy
Salle Gaveau - second tour de l'élection présidentielle
Dimanche 6 mai 2007
Mes chers compatriotes,
En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.
J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.
Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.
Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.
Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.
Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.
Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.
Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.
Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.
J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.
Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.
Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.
Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.
Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.
Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :
Vive la République !
Vive la France !
03 mai 2007
LA VERITE
Débattant du handicap, la candidate PS accuse son adversaire « d'immoralité politique ». Qui répond en s'étonnant qu'elle « perde ses nerfs ».22h55. APRÈS près de deux heures d'un débat policé et technique, ponctué de quelques escarmouches sur les 35 heures ou le nucléaire, le duel prend soudain une tournure violente sur un sujet inattendu et sensible, le handicap. Royal, qui cherchait une faille, porte la première attaque. Elle accuse Sarkozy d'atteindre sur ce sujet « le summum de l'immoralité politique » par la façon dont il vient d'évoquer, « la larme à l'oeil », l'accueil des enfants handicapés dans les écoles.
« Jouer avec le handicap est proprement scandaleux », lance-elle, ulcérée, en reprochant à la droite d'avoir « cassé » la politique qu'elle avait initiée lorsqu'elle était ministre de Lionel Jospin. « Calmez-vous, ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé », réplique Nicolas Sarkozy, dans une ambiance de grande tension. « Non, je ne me calmerai pas. Quand il y a des injustices, il y a des colères particulièrement saines », fait-elle valoir.
« Vous sortez de vos gonds avec beaucoup de facilité »La passe d'armes se poursuit : « Je ne sais pas pourquoi Mme Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs ». Le candidat UMP reprend l'avantage : « Je ne pense pas que vous élevez la dignité du débat politique, dit-il. Je ne mets pas en cause votre sincérité, ne mettez pas en cause ma moralité. » Il insiste : « Vous sortez de vos gonds avec beaucoup de facilité. Le président de la République, c'est quelqu'un qui a des responsabilités très lourdes ». Ségolène Royal se défend : « Je ne m'énerve pas, je me révolte car j'ai gardé ma capacité de révolte intacte ».
Nicolas Sarkozy aurait pu lui répondre qu'une loi existe sur l'obligation de scolarité des enfants handicapés. Elle a été votée en février 2005 sous l'impulsion de Jacques Chirac qui a fait du handicap l'un des trois chantiers de son quinquennat. A la rentrée 2005, les associations de parents d'enfants handicapés ont manifesté leur mécontentement car les écoles n'étaient pas prêtes à les accueillir. Mais, dès la rentrée 2006, elles ont constaté un net progrès : quelque 160 000 enfants ont pu intégrer une classe en milieu ordinaire, soit 6 % de plus que l'année précédente et 20 % de plus qu'en 2004.
De son côté, Ségolène Royal peut se targuer d'avoir, en 2001, lorsqu'elle a pris en charge le dossier du handicap, organisé son plan handiscole. Le principe était de créer des postes d'auxiliaires dans les écoles pour aider les enseignants à accueillir des enfants handicapés dans leurs classes. Mais les associations ont beaucoup critiqué ce système, pas assez contraignant et progressivement, les postes des auxiliaires ont été supprimés.

